Bioraffinerie : L’Europe veut passer à l’échelle industrielle

Les projets européens BIOCORE et EuroBioRef visent à améliorer les performances de la bioraffinerie européenne. Deux projets européens viennent d’être lancés et ont pour but de développer des procédés et des technologies de transformation de résidus agricoles et forestiers en biocarburants de 2ème génération, en molécules chimiques ou en polymères plastiques (utilisés par l’industrie textile, l’emballage, la construction, les peintures).

Tout juste lancés pour une durée de 4 ans, ces deux projets sont financés en partie par la Commission européenne dans le cadre du 7ème Programme-Cadre de Recherche et Développement (PCRD). D’un budget total de 20,3 millions d’euros, BIOCORE bénéficiera ainsi de 13,9 millions de financement de l’Union européenne, tandis qu’EuroBioRef , d’un montant de 37 millions d’euros, recevra 23 millions.  BIOCORE réunit 23 partenaires européens (issus de 13 États membres) et 1 partenaire indien (13 organismes de recherche publics, 1 ONG et 10 entreprises – dont 5 PME) ce qui montre la diversité des approches. Lire la suite

Plan solaire marocain

Dans la lignée du Plan solaire méditerranéen, le ministre de l’Écologie Jean-Louis Borloo a présenté le 10 mars avec son homologue Marocaine chargée de l’Énergie, Amina Ben Khadra le plan solaire marocain. L’initiative vise à installer une capacité de production électrique solaire de 2 GW d’ici 2019. Ce plan bénéficiera du soutien institutionnel, technique et financier de la France dans la réalisation du projet.

 Un premier appel d’offres devrait être lancé dès l’automne pour la construction et l’exploitation de plusieurs centrales près de Ouarzazate dans le Sud du pays, pour une capacité globale de 500 MW. Jean-Louis BORLOO a profité de l’occasion pour saluer l’ambition du Maroc qui montre son engagement dans le développement des énergies renouvelables et la lutte contre le changement climatique. Le Plan solaire méditerranéen vise à développer une capacité de production électrique de 20 GW grâce aux énergies renouvelables d’ici 2020 sur les rives Sud et Est de la Méditerranée.

Energies renouvelables

Une énergie renouvelable est une source d’énergie qui se renouvele assez rapidement pour être considérée comme inépuisable à l’échelle humaine. Le caractère « renouvelable » dépend de la vitesse à laquelle la source se régénère, mais aussi de la vitesse à laquelle elle est consommée! Les énergies renouvelables n’engendrent pas de déchets ni d’émissions polluantes de manière directe. Elles sont issues de phénomènes naturels réguliers provoqués principalement par le Soleil, la Lune et la Terre.

On définit cinq sources essentielles d’énergies dites renouvelables : le vent (éoliennes), l’eau (barrages hydroélectriques, marée-motrice), le soleil (panneaux solaires), les végétaux (biocarburants) et la chaleur du sol (géothermie). Elles se composent en une liste non exhaustive présentée dans le lexique.

L’utilisation des ces énergies augmentent par le besoin et la volonté d’un environnement équilibré. C’est dans nos actes d’aujourd’huit que l’on fait le monde de demain! Pensez à vos enfants et protégez le monde à l’aide des énergies renouvelables.

ENERGIE RENOUVELABLE

Biocombustibles : c’est l’ensemble des combustibles issus de la matière végétale ou animale. On distingue deux usages :le combustible (destiné à être brûlé pour produire de la chaleur et/ou de l’électricité) et le carburant( destiné à alimenter des moteurs)

Biogaz : gaz issus de la fermentation anaérobie (en absence d’air et donc d’oxygène) de la matière organique contenue dans les déchets. Parmi eux, c’est le méthane (50% du biogaz) qui sert de combustible.

Biomasse : Il s’agit de la fraction biodégradable des produits, déchets et résidus provenant de l’agriculture, de la sylviculture ainsi que la fraction biodégradable des déchets industriels et ménagers.

Bois-énergie : C’est le bois qu’on brûle pour chauffer de l’eau pour le réseau nationnale.

BTL : biomasse ligno-cellulosique : « biomass to liquid ». Ce sont les biocarburants de seconde génération (à partir de graminées dont on utilise la tige et les graines dans leur totalité), convertis en liquide par différents procédés comme la thermolyse ou la gazéification. Les BTL sont des hydrocarbures de synthèse chimiquement identiques aux hydrocarbures fossiles. Lire la suite

La survie des rinhocéros blancs

  Une décision a été prise pour sauvegarder l’espèce des rhinocéros blancs. En effet, la population mondiale étant de huit rhinocéros, il est d’actualité de préserver au mieux cette espèce en voie d’extinction.

 C’est dans cet objectif que le parc zoologique de Dvur Kralove, en République Tchèque, a décidé de transférer quatre rhinocéros au Kenya le samedi 19 Décembre!

Incapables de se reproduire en captivité, ces animaux pourraient ainsi retrouver des niveaux hormonaux normaux qui leurs permettraient d’assurer leur descendance. La nature va-t-elle reprendre le dessus? A suivre avec attention!

Des craintes à Copenhague

Climat: Copenhague sous tensions

  La menace d’un échec planait mardi sur la conférence de Copenhague sur le climat, où l’Europe a réclamé plus d’engagements à la Chine et aux Etats-Unis, les deux principaux pollueurs de la planète, à trois jours du sommet des chefs d’Etat.

  Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, est arrivé à Copenhague pour donner une nouvelle impulsion à la conférence et devait s’exprimer en fin d’après-midi en séance plénière. M. Ban avait averti lundi à New York que le temps des gesticulations était terminé, mettant en garde contre le risque d’un « échec aux conséquences potentiellement catastrophiques »…

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Copenhague 2009

Copenhague : l’après-Kyoto
Ratifié par 175 pays (à l’exception notable des États-Unis), ce premier traité international de lutte contre les changements climatiques est entré en vigueur en 2005. Il prévoit une réduction des quantités de gaz à effet de serre émises par les pays industrialisés d’au moins 5,2 % d’ici à 2012, par rapport aux niveaux de 1990. Le traité de Kyoto arrive à expiration fin 2012. Le nouvel accord international devrait couvrir la période 2013-2017. Dans ce but, l’Union Européenne doit s’exprimer de manière ambitieuse pour élever l’accord climatique vers le haut et aboutir à une solution internationnale.

Quel accord international à Copenhague ?
L’accord de Copenhague ne sera un succès que s’il donne au monde les moyens de contenir l’augmentation moyenne des températures sous la barre de 2°C. Au-delà, le dérèglement du climat aura des conséquences catastrophiques et irrémédiables…

Il est important que les gouvernements concluent, à Copenhague, un accord fondé sur trois engagements majeurs :

1/ Les pays industrialisés adoptent des objectifs de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020 (par rapport aux niveaux de 1990). Ces objectifs devront être réalisés en grande partie sur leurs territoires nationaux.

2/ Les pays industrialisés débloquent 100 milliards d’euros par an d’ici à 2020 pour aider les pays en développement à :   
– construire un modèle énergétique durable et faible en carbone   
– s’adapter aux impacts des changements climatiques, répondre aux crises humanitaires en augmentation,etc…
– lutter contre la déforestation et la dégradation des forêts, (soit 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre)

3/ Les pays en développement s’engagent à leur tour à limiter la croissance de leurs propres émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020.

Les nations industrialisées disposent des plus importantes ressources financières et technologiques c’est pourquoi elles se doivent de réduire massivement leurs émissions. Dans le cadre des négociations de Copenhague, les nations industrialisées doivent s’engager à fournir une aide financière et technologique aux pays en développement pour réduire leurs émissions et s’adapter aux impacts.

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